A l’origine, les bananes sont des fruits à graines. Dans celles que l’on mange, on peut voir les restes de ces graines dans les filaments plus foncés du milieu. La Cavendish, n’ayant pas de graines, est stérile. La reproduction des plants s’effectue en récupérant des rejets pour en faire des boutures. Les bananiers à dessert du monde entier se ressemblent tous génétiquement, ce qui pose problème en cas de maladie. Jusqu’il y a 50 ans, la banane la plus exportée dans le monde était la Gros Michel. La Gros Michel a pratiquement disparu à cause de la maladie de Panama.  Cette maladie est apparue pour la première fois en Australie à la fin du 19ème siècle. Elle est due à des champignons, et s’est depuis propagée dans toutes les régions tropicales du monde. La Cavendish, bien que plus difficile à transporter et moins goûteuse, était à l’époque résistante à cette maladie, et s’est ainsi substituée à la Gros Michel.Aujourd’hui les bananes de nos supermarchés sont (presque) toutes des Cavendish.

Voir sur la maladie de Panama (en anglais) http://panamadisease.org/en/theproblem

Le problème, c’est que les champignons de la maladie de Panama évoluent et deviennent plus virulents, alors que la Cavendish reste identique. La lutte se fait donc avec de grandes quantités de fongicides et les problèmes qui vont avec. Quelques chercheurs travaillent sur des croisements ou des modifications génétiques pour obtenir une variété plus résistante mais pour l’instant ces recherches n’ont pas abouti. d’autres espèces de bananes-dessert existent, mais aucune n’est produite à grande échelle. La banane, telle qu’on la connait, risque de disparaître.

L’exemple de la banane permet de comprendre à quel point il est nécessaire de conserver de nombreuses espèces différentes (de plantes ou d’animaux), même si elles sont moins productives ou moins  bonnes à la consommation.

L’importance d’une diversité génétique. Pourrons-nous encore manger des bananes ?